Conflit Israël-Iran : que pense l’Afrique ?

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SOUTHERN ISRAEL, ISRAEL - JANUARY 19: Israeli tank stand inside the Gaza Strip as seen from a position on the Israeli side of the border after the first phase of a ceasefire agreement began between Israel and Hamas on January 19, 2025 in Southern Israel, Israel. A total of 33 Israeli hostages, taken captive by Hamas and allied groups on Oct. 7, 2023, were to be released in the first phase of the ceasefire, in exchange for 1,890 Palestinian prisoners. Of the 251 hostages taken on Oct. 7, 94 are still held in Gaza, with 60 assumed to be living and 34 dead. (Photo by Amir Levy/Getty Images)

Par René DOKOU, le 16 Juin 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Alors qu’un nouveau front s’est ouvert au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran depuis le 14 juin, les regards du monde entier se tournent vers cette escalade inquiétante. Offensive, riposte, menaces croisées… la région vacille sur un fil, et l’Afrique, bien que géographiquement éloignée, ne peut en rester indifférente.

Derrière l’apparente distance, les répercussions sont réelles : flambée potentielle des prix du pétrole, durcissement de la sécurité internationale, redéfinition des alliances géopolitiques. La guerre peut sembler étrangère à notre quotidien, mais ses conséquences s’infiltrent jusque dans nos foyers, nos économies, et nos stratégies diplomatiques.

Dans ce tumulte, l’Afrique est confrontée à un double piège : celui de la simplification et celui de l’émotion. Il serait naïf de se ranger derrière un camp en se basant uniquement sur des considérations religieuses, idéologiques ou culturelles. Le conflit entre Israël et l’Iran est avant tout une guerre d’intérêts, de puissances, et de domination stratégique. Y prendre parti, c’est risquer de perdre la neutralité précieuse qu’impose la complexité du monde.

Ce moment doit plutôt être un rappel. Celui que notre continent doit, plus que jamais, renforcer son unité politique et diplomatique. Les leçons sont claires : dans les jeux d’influence entre puissances, les peuples sont souvent de simples pions. Les médias internationaux façonnent une narration intéressée. Et le continent africain, trop souvent réduit au rôle de spectateur, doit refuser ce statut.

Il est temps d’adopter une posture panafricaniste lucide. Ne pas choisir un camp dans une guerre impérialiste ne signifie pas rester silencieux. Cela signifie s’exprimer avec hauteur de vue, défendre notre souveraineté et bâtir une voix commune, indépendante et forte. Une voix qui refuse d’être manipulée.

Ce conflit, comme d’autres avant lui, doit servir d’électrochoc. Pour que l’Afrique cesse d’être un terrain d’influence et devienne un acteur stratégique autonome. L’heure est à la vigilance, à la solidarité continentale, et à la mobilisation pour notre véritable cause : celle d’une Afrique libre, unie et debout face aux tempêtes du monde.

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