Par René DOKOU, le 25 Février 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Un cas de poliomyélite a été officiellement confirmé vendredi 20 février 2026 dans le district sanitaire de Mô, situé dans la région Centrale. L’annonce a été faite par le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, qui précise que des investigations épidémiologiques sont actuellement en cours afin d’identifier d’éventuels cas supplémentaires au sein de la communauté.
Les équipes sanitaires ont immédiatement été déployées sur le terrain pour renforcer la surveillance et circonscrire tout risque de propagation. Des enquêtes de voisinage et des prélèvements sont en cours, dans le cadre du protocole national de riposte aux maladies à potentiel épidémique.
La poliomyélite est une maladie virale hautement contagieuse, potentiellement invalidante et parfois mortelle. Elle touche principalement les enfants non vaccinés ou insuffisamment immunisés. Le virus se transmet par voie oro-fécale, notamment par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou encore par contact avec des mains souillées.
Cliniquement, la maladie peut se manifester par une paralysie soudaine d’un ou de plusieurs membres, accompagnée ou non de fièvre, de vomissements et de douleurs musculaires. Dans ses formes les plus graves, elle peut entraîner des séquelles irréversibles.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont activé plusieurs mesures d’urgence. La vaccination contre la poliomyélite, gratuite sur toute l’étendue du territoire, est renforcée à travers les campagnes de masse et le programme élargi de vaccination de routine. L’objectif est d’accroître rapidement la couverture vaccinale, principal rempart contre la circulation du virus.
Parallèlement, une vaste campagne de sensibilisation est lancée afin d’informer les populations sur les signes d’alerte et les conduites à tenir en cas de suspicion. Les structures de santé ont reçu des instructions pour assurer une prise en charge adéquate du cas confirmé et intensifier la surveillance des paralysies flasques aiguës.
Le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewnoule Tessi, appelle à une vigilance accrue et à la responsabilité collective. Il exhorte les parents à faire vacciner leurs enfants sans délai et à vérifier leur statut vaccinal auprès des centres de santé les plus proches.
Les autorités rappellent également l’importance du respect strict des règles d’hygiène. Il est recommandé de se laver correctement les mains avec de l’eau potable et du savon, en particulier après être allé aux toilettes et avant les repas. Les aliments doivent être protégés contre les mouches et la poussière, les fruits et légumes soigneusement lavés avant consommation, et seule de l’eau saine doit être consommée.
L’usage systématique des latrines pour les besoins naturels, y compris pour les enfants, constitue une autre mesure essentielle pour interrompre la chaîne de transmission du virus.
Selon le ministère, l’ensemble des équipes techniques et administratives est mobilisé à tous les niveaux pour accompagner les communautés et contenir rapidement la situation. Les autorités sanitaires assurent que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour éviter une propagation plus large.
















