Par René DOKOU, le 08 Mars 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIDF) 2026 a été marquée ce dimanche 8 mars par une forte mobilisation dans la commune d’Agoè-Nyivé 5, à Zanguéra. À l’initiative du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), cette rencontre de proximité s’est déroulée autour du thème : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ».
Une célébration engagée à Zanguéra
Conçue comme un cadre d’échanges et de sensibilisation, l’activité a réuni autorités administratives, responsables locaux, chefs traditionnels et de nombreuses femmes et jeunes filles venues s’informer sur leurs droits et les mécanismes de protection existants. L’objectif affiché : renforcer la connaissance des droits fondamentaux des femmes et promouvoir leur accès effectif à la justice.
Les autorités appellent à renforcer l’égalité
Les travaux ont été officiellement lancés par Kossivi Agbodan, préfet du Golfe, représentant la gouverneure du District du Grand Lomé, Kassah‑Traoré. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet d’Agoè-Nyivé, des maires des communes d’Agoè-Nyivé 5 et d’Agoè-Nyivé 1, ainsi que de plusieurs leaders communautaires.
Dans son allocution, le représentant de la gouverneure a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 met en lumière l’importance du respect effectif des droits des femmes pour bâtir une société équitable.
Selon lui, l’égalité entre les femmes et les hommes ne peut être une réalité que si les droits reconnus aux femmes sont non seulement proclamés, mais également appliqués dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique.
« La promotion des droits des femmes exige des mécanismes de justice efficaces et des actions concrètes permettant à chaque femme et chaque fille d’accéder aux opportunités, à la dignité et à l’épanouissement », a-t-il souligné.
Des défis persistants malgré les progrès
Le préfet du Golfe a également évoqué les défis qui continuent de freiner l’émancipation des femmes. Parmi eux figurent les discriminations persistantes, les violences basées sur le genre, l’accès inégal aux ressources économiques, à l’éducation et aux postes de décision.
Malgré ces obstacles, il a salué les progrès enregistrés au cours des dernières années grâce aux initiatives menées par le gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile.
Il a rappelé que les femmes jouent un rôle essentiel dans la construction des familles, des communautés et du développement national.
« Notre rôle dans la construction de nos familles, de nos communautés et de notre nation est inestimable. Les femmes constituent des piliers du développement économique, social et culturel », a-t-il affirmé, invitant les participantes à faire entendre leur voix et à défendre leurs droits.
Une sensibilisation sur les dispositifs juridiques
Au cœur de la rencontre, une communication thématique a permis de renforcer les connaissances des participantes sur les instruments juridiques existants en matière de protection des femmes.
Animée par Kombate Yendougou, juriste au Ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, cette intervention a porté sur les lois nationales, les conventions internationales et les mécanismes de recours disponibles au Togo pour garantir le respect des droits des femmes.
Le spécialiste a notamment présenté les structures de prise en charge des victimes de violences, les dispositifs d’accompagnement juridique et les initiatives visant à promouvoir l’égalité de genre.
Cette séance d’information a suscité de nombreux échanges avec les participantes, qui ont pu poser des questions et partager leurs préoccupations sur les réalités vécues au quotidien.
L’engagement du Togo pour l’égalité de genre
Au Togo, la promotion de la femme constitue l’une des priorités des politiques publiques. Ces dernières années, plusieurs réformes ont été engagées pour renforcer le cadre juridique de protection des droits des femmes et améliorer leur participation au développement.
Ces actions portent notamment sur l’accès des filles à l’éducation et à la formation, le soutien à l’entrepreneuriat féminin, ainsi que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Ces initiatives s’inscrivent dans la vision du président du Conseil, Faure Gnassingbé, qui considère l’égalité de genre comme un levier essentiel du développement durable.
Une initiative de proximité saluée
Les participantes ont largement salué l’initiative du District autonome du Grand Lomé, qui leur a permis de mieux comprendre leurs droits et de renforcer leur confiance dans les mécanismes de protection existants.
Pour Kola Solim, présidente de la cellule genre du District autonome du Grand Lomé, cette action vise à rapprocher les institutions des communautés afin de faciliter l’accès des femmes à l’information et à l’accompagnement.
« Cette action a été pensée pour permettre à chaque femme de disposer de son autonomie et de sortir de toute influence limitante. Nous sommes ici pour écouter, échanger et agir ensemble », a-t-elle déclaré.
Elle a également appelé les femmes à faire de cette célébration un point de départ pour une mobilisation communautaire durable en faveur de l’égalité entre les sexes dans le Grand Lomé.
Vers une mobilisation durable
Au-delà de la célébration symbolique du 8 mars, les organisateurs entendent inscrire cette démarche dans une dynamique durable de sensibilisation et d’action. L’objectif est de renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes tout en favorisant leur participation active à la vie publique.
À travers ce type d’initiatives de proximité, le District autonome du Grand Lomé entend ainsi contribuer à la construction d’une société plus inclusive, où les femmes et les filles peuvent exercer pleinement leurs droits et participer pleinement au développement du pays.
















