Par René DOKOU, le 27 Février 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes provoque une vive réaction au sein de l’opposition. À l’Assemblée nationale, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson a exigé du gouvernement des clarifications précises sur la mise en œuvre et les résultats de cette mesure exceptionnelle.
La députée soulève deux questions centrales : l’état d’urgence a-t-il été appliqué dans le respect strict des droits et libertés des populations ? Les moyens engagés ont-ils réellement renforcé la sécurité et amélioré les conditions de vie dans cette zone confrontée aux attaques jihadistes ?
À l’approche du débat en plénière, l’élue affirme vouloir défendre « avec fermeté » les intérêts des habitants du Nord, exposés quotidiennement à l’insécurité.
La région des Savanes a en effet été la cible de plusieurs attaques terroristes menées depuis le Burkina Faso, accentuant la pression sécuritaire et ravivant les inquiétudes des communautés locales.
Le vote à venir s’annonce décisif, au croisement des impératifs de sécurité nationale et des exigences de protection des libertés publiques.
















