Par René DOKOU, le 30 mars 2022
(IMPARTIAL ACTU)- Le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF) organise du 29 au 31 mars 2022 à Lomé, un dialogue, sur les demandes de connaissances scientifiques et de technologies pro-agriculture intelligente face au climat (AIC) à prendre en charge par la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre.
La rencontre se veut un cadre de consolidation et valorisation d’une dynamique de déploiement d’une plateforme de dialogue entre décideurs et chercheurs pour la promotion effective des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux et halieutique sur toute l’étendue de sa zone de couverture.
Aussi, elle vise à consolider les relations de partenariats entre le pôle offre (CORAF) et le pôle demande (Alliances AIC et Administrations publiques en charge des CDN) de connaissances scientifiques, de technologies et innovations pro-AIC en perspective du déploiement de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Maurice Lorka coordonnateur de CORAF a dans son allocution, donné les biens fondés de cette rencontre.
“Ce processus de dialogue en effet, cherche à mettre ensemble les producteurs de technologies et d’innovations agricoles afin de rendre plus efficace et plus résilient le système agricole et alimentaire en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Il y a plusieurs technologies. On a par exemple des semences améliorées qui rendent des variétés de céréales de maïs, du riz plus résistante face à des effets climatiques comme des innovations. Elles ont des cycles plus réduits pour faire face aux changements de saisons. Il y a donc des méthodes innovatrices pour faire face aux menaces climatiques”, a-t-il expliqué.
Maintenant questionne t-il, comment les mettre à l’échelle ? “C’est la réflexion. C’est un peu le sujet de manière concrète pendant les deux jours de dialogue à Lomé. On verra les technologies que nous avons, les priorités que nous avons à l’échelle et quelles sont les actions prioritaires à poser.” a détaillé Maurice Lorka coordonnateur CORAF.
Selon le DG de l’intra, Lombok Yao le secteur agricole est l’un des plus touchés par le fléau du dérèglement climatique. Avant l’augmentation des contraintes liées au changement climatique, l’agriculture africaine était confrontée à ses propres défis inhérents, allant de la faible fertilité des sols, aux parasites et aux maladies, aux faibles niveaux de formation et au manque de ressources pour l’utilisation de technologies améliorées.
Le secteur agricole africain, poursuit-il souffre également d’un énorme déficit d’investissement dans les infrastructures, de politiques de soutien, d’une planification de la croissance non structurée et d’une prestation de qualité. Il va falloir donc faire des propositions de solutions.
L’autre volet du projet est de contribuer à la consolidation de l’organisation, du fonctionnement des Alliances AIC d’Afrique de l’Ouest et du Centre en perspective de la mise en œuvre de leurs cadres d’intervention.
Ceci pour promotion de l’AIC, avec l’appui de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs, concourir à l’appropriation des contenus des CDN et des résultats de la participation des États d’Afrique de l’Ouest et du Centre à la COP 26 pour une prise en compte dans le dialogue décideurs-chercheurs pour la promotion de l’AIC.
Par ailleurs, il sera aussi question concourir à la formulation de la première génération de demande de connaissances et de technologies par les Alliances AIC et Administrations publiques en charge des CDN, ainsi que des autres acteurs (OP, secteur privé), initier l’inventaire des connaissances et technologies disponibles au niveau de la recherche.
Enfin, il est question de concourir à l’identification des orientations (objectifs, résultats attendus, modalités d’intervention) de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre.
















