Par René DOKOU, le 12 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La situation des droits de l’homme au Togo connaît une amélioration progressive, mais des défis majeurs subsistent. C’est le message central délivré lundi par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qui appelle les autorités et l’ensemble des acteurs nationaux à poursuivre et renforcer les efforts engagés.
Tout en saluant les progrès enregistrés ces dernières années, le président de la CNDH, Me Ohini Kwao Sanvee, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour mieux préserver la dignité des populations face aux violations persistantes des droits fondamentaux. Il a exhorté les gouvernants, les institutions publiques et les acteurs de la société civile à mutualiser leurs actions pour consolider les acquis.
Sur le plan politique, Me Sanvee relève que l’année 2025 a été marquée par des défis liés au changement de Constitution et à la mise en place progressive de nouvelles institutions. Un processus qui continue de susciter des contestations au sein de l’opposition, certains acteurs estimant ne pas avoir été suffisamment consultés.
Créée en 1987 à l’initiative du président Gnassingbé Eyadema, la CNDH s’apprête à célébrer l’an prochain ses 40 ans d’existence. Institution technique et consultative, elle demeure un pilier de la promotion et de la protection des droits de l’homme au Togo.
Au-delà de sa mission de veille sur le respect des libertés fondamentales, la CNDH joue un rôle clé de médiation, notamment en période de tensions politiques, contribuant ainsi au maintien du dialogue et de la stabilité.
À travers son plaidoyer, l’institution interpelle non seulement les autorités gouvernementales, mais aussi l’ensemble de la société togolaise — organisations de la société civile, ONG, institutions publiques et citoyens — afin de faire des droits de l’homme une priorité commune et durable.
















