Haho : Dr Komlavi ESSEH élu à la tête du bureau de la diaspora du canton d’Asrama pour fédérer et agir

0
990

Par René DOKOU, le 02 Mars 2026

(IMPARTIAL ACTU)- La diaspora du canton d’Asrama est dans une étape décisive de son développement. Réunie en assemblée générale élective dimanche 1er mars à Lomé, elle a porté à sa tête le Dr Komlavi ESSEH, désormais président du tout premier bureau officiel de coordination. Près de 300 ressortissants, venus de divers horizons du Togo et de l’étranger, ont pris part à cette rencontre stratégique, marquée notamment par la présence du président de la diaspora d’Asrama au Bénin.

Asrama mobilise sa diaspora

Dans une ambiance empreinte de convivialité et de responsabilité, les participants ont passé en revue les défis majeurs auxquels fait face le canton. Au cœur des échanges : la transhumance, les infrastructures routières, sanitaires et culturelles, ainsi que la nécessité d’une organisation structurée de la diaspora pour soutenir efficacement le développement local.

Une diaspora appelée à se structurer

L’initiative trouve son origine dans une instruction du chef canton d’Asrama, en date du 27 septembre 2025, appelant à la mise en place d’un bureau chargé de coordonner les actions de la diaspora, jusque-là dispersée. Objectif : fédérer les énergies et créer un cadre formel de gestion et d’intervention.

Cinq mois plus tard, le bureau provisoire a présenté, devant l’assemblée générale, ses rapports moral et d’activités. Les résultats témoignent d’un engagement concret, notamment à travers des contributions volontaires mobilisées pour faire face à l’une des crises les plus sensibles du canton : l’affaire liée à la transhumance ayant conduit à l’emprisonnement de dix ressortissants d’Asrama.

Grâce aux démarches entreprises, huit d’entre eux ont déjà recouvré la liberté. Les efforts se poursuivent pour obtenir la libération des deux autres détenus encore incarcérés dans ce dossier.

La transhumance, point de tension majeur

La question de la transhumance a dominé les débats et tenu les congressistes en haleine. Ce phénomène récurrent, marqué par la cohabitation difficile entre éleveurs et agriculteurs, engendre des conflits réguliers.

« Nous sommes fiers de la rencontre de ce jour. Il était question de discuter des enjeux de développement du canton d’Asrama. Des frères et sœurs sont venus de plusieurs régions du pays et même de l’extérieur. Nous avons identifié plusieurs problèmes, notamment la transhumance. Les éleveurs sont là, les bœufs sont là, et les champs sont souvent endommagés. Les litiges se multiplient. Cette rencontre nous a permis de dégager des pistes de solutions afin que la paix règne dans notre canton », a déclaré le Dr Komlavi ESSEH à l’issue des travaux.

Au-delà des tensions agricoles, la situation a des répercussions sociales et judiciaires importantes, comme en témoigne l’emprisonnement des dix ressortissants. La diaspora entend désormais jouer un rôle de médiation et de plaidoyer pour prévenir de nouveaux conflits.

Développement local : une feuille de route ambitieuse

Le nouveau bureau se fixe pour mission principale de fédérer les filles et fils d’Asrama autour d’un projet commun de développement. Il s’agira d’encourager la mobilisation des ressources humaines et financières en faveur d’initiatives structurantes.

Parmi les priorités annoncées figurent :

L’amélioration et l’utilisation optimale des infrastructures existantes ;

La contribution à la construction d’hôtels pour accueillir les membres de la diaspora lors des grands événements ;

La création de services générateurs d’emplois ;

Le soutien aux activités économiques locales ;

L’amélioration des routes rurales afin de faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les marchés.

« Le chef canton a consenti plusieurs efforts pour doter la localité d’infrastructures. Nous devons accompagner cette dynamique. Mais cela ne suffit pas. Nous voulons également contribuer à la construction d’infrastructures d’accueil, développer les activités économiques et intervenir sur les routes impraticables afin de faciliter le transport des récoltes », a précisé le nouveau président.

Cette orientation traduit une volonté claire : transformer la diaspora en un levier stratégique de développement territorial.

Des commissions spécialisées pour plus d’efficacité

Pour assurer une action cohérente et structurée, le bureau prévoit la mise en place de commissions techniques, notamment une commission des affaires sociales et une commission des affaires domaniales. Ces entités auront pour mission d’examiner les dossiers spécifiques et de proposer des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Autre innovation annoncée : la nomination d’ambassadeurs de la diaspora en Afrique et, à terme, dans le reste du monde. Cette représentation élargie vise à renforcer le réseau, faciliter la communication et mobiliser davantage de partenaires autour des projets du canton.

Une équipe dirigeante renouvelée

À l’issue du processus électoral, le premier bureau officiel de la diaspora du canton d’Asrama se compose comme suit :

Dr Komlavi ESSEH : Président

SOKODOKOUI Komlanvi : Vice-président

DAMOUDE Josoue Kodjo : Secrétaire général

AYEBOU Kodjo Grégoire : Secrétaire financier

GBEGNON Kodjovi : Chargé d’organisation

KODEDJRO Yao : Trésorier

AMEDETO Dosseh : Conseiller

GBADAMASSI Lassissi : Conseiller

ANANI Kodjo : Conseiller

Cette équipe est désormais attendue sur le terrain des résultats. Entre gestion des tensions liées à la transhumance, mobilisation de ressources pour les infrastructures et structuration d’un réseau diaspora ambitieux, les défis sont nombreux.

Mais pour les participants à l’assemblée générale de Lomé, une étape essentielle vient d’être franchie : celle de l’unité et de l’organisation. La diaspora d’Asrama affiche désormais une gouvernance claire et une vision affirmée, avec l’ambition de faire du canton un espace de paix, de cohésion et de progrès durable.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici