Par René DOKOU, le 16 2026
(IMPARTIAL ACTU)-Les dépenses consacrées au genre au sein de la fonction publique ne souffrent d’aucune contestation. Dans la gouvernance administrative, elles sont priorisées, démontrant la volonté gouvernementale claire d’inscrire l’égalité professionnelle et l’inclusion au cœur de la gestion des ressources humaines de l’État.
La budgétisation sensible au genre, qui consiste à analyser, planifier et exécuter les dépenses publiques en tenant compte de leurs effets différenciés sur les femmes et les hommes, est une dimension prise en considération au Togo. En consacrant une proportion substantielle de leurs ressources à cette orientation, les ministères affirment que la performance de l’administration passe par l’équité.
Cas du ministère de la Fonction publique
Les ressources soutiennent des programmes de renforcement des capacités des femmes cadres, des formations en leadership, ainsi que des initiatives visant à favoriser l’accès équitable aux postes de responsabilité.
Elles appuient également des mécanismes de prévention et de gestion des discriminations, tout en promouvant un environnement de travail respectueux et inclusif, sans oublier la valorisation des candidatures féminines dans les concours nationaux de recrutement.
Par exemple, s’agissant de la part du budget 2024 consacrée à l’égalité et à l’équité de genre, le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social revendique plus d’un milliard de francs CFA utilisé pour cette cause.
Le budget total 2024 de ce ministère, dont la dénomination a été quelque peu revue à la suite du remaniement ministériel de 2025, est de 5,6 milliards de francs CFA. Tout calcul fait, le pourcentage du budget consacré aux dépenses sensibles au genre est donc de 21,14 %.
Modernisation de la fonction publique
L’investissement dans le genre contribue à moderniser la fonction publique. Une administration qui valorise la diversité des talents gagne en efficacité, en créativité et en légitimité. En offrant des opportunités égales d’évolution professionnelle, l’État consolide la motivation de ses agents et améliore la qualité du service rendu aux citoyens.
La fonction publique togolaise, en expansion, comptait plus de 70 000 agents à fin 2024, avec une masse salariale dépassant 300 milliards de francs CFA, portée par des recrutements massifs dans l’éducation et la santé.
Cette priorité budgétaire s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de réforme administrative. Elle accompagne la professionnalisation des carrières, la transparence des procédures de recrutement et la promotion fondée sur le mérite.
L’intégration de la perspective genre envoie ainsi un signal fort, celui d’une administration davantage représentative des femmes.
















