Par René DOKOU, le 08 Octobre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- La santé publique togolaise entre dans une ère de transformation profonde. D’année en année, les investissements se multiplient, traduisant une volonté claire : garantir à chaque citoyen un accès équitable et moderne aux soins.
Sous l’impulsion du chef de l’État, la santé devient un droit effectif, au cœur d’une vision nationale ambitieuse où infrastructures, technologies et ressources humaines se conjuguent pour bâtir un système sanitaire robuste et inclusif.
Avec déjà 150 milliards de francs CFA injectés dans le secteur, le pays se positionne sur la voie d’une modernisation sans précédent. Hôpitaux de référence, centres médicaux réhabilités, laboratoires dotés d’équipements de pointe, cliniques mobiles sillonnant les zones reculées : les chantiers s’étendent sur tout le territoire. Ces efforts traduisent une détermination ferme à rapprocher les soins des populations et à améliorer la qualité des prestations médicales.
Elipse, moteur de la modernisation hospitalière
Lancé en 2024, le projet Elipse s’impose comme un catalyseur du renouveau hospitalier. En juin 2025, le ministère de la Santé saluait déjà ses résultats tangibles, notamment au centre hospitalier universitaire de Kara, en pleine métamorphose. Deux bâtiments en construction redéfinissent les standards : le premier regroupe les urgences, la réanimation, les blocs opératoires et les services d’imagerie médicale ; le second abrite la maternité, la pédiatrie et la chirurgie gynéco-obstétrique.
À ces infrastructures s’ajoute une unité d’hémodialyse ultramoderne, équipée de lits de dialyse et d’une salle de traitement d’eau. Le projet Elipse illustre ainsi la volonté d’offrir des soins spécialisés de qualité, tout en réduisant le besoin de transfert vers la capitale.
SSEQCU : la couverture sanitaire universelle en action
Démarré en août 2021, le projet SSEQCU (Santé, Sécurité, Équipements et Couverture Qualité Universelle) soutient la mise en œuvre de la Couverture Sanitaire Universelle, effective depuis le 1er janvier 2024. Son objectif est clair : qu’aucun Togolais ne soit à plus de cinq kilomètres ou à plus de trente minutes d’une formation sanitaire.
En trois ans, 60 formations sanitaires ont été rénovées, tandis que 86 nouvelles sont en construction depuis avril 2024. À cela s’ajoute la réception, en août dernier, d’un lot d’équipements médicaux de dernière génération pour un montant de 20 milliards de francs CFA. Ce déploiement d’infrastructures et de matériel marque un tournant décisif dans la prise en charge médicale à travers le pays.
Le numérique au service de la santé
La transformation du secteur passe aussi par la technologie. Avec la création du Centre national de santé digitale (CNSD), dont la construction a débuté à Lomé en octobre 2024, le Togo mise sur la télémédecine et les solutions numériques pour franchir un nouveau cap.
Ce centre, pilier de la stratégie Togo Digital 2025, ambitionne de faciliter la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance et la télé-échographie, notamment pour les zones éloignées. Il servira également de plateforme nationale pour la collecte et l’analyse des données sanitaires, renforçant ainsi la surveillance épidémiologique et la réactivité face aux crises de santé publique.
Le CNSD jouera par ailleurs un rôle essentiel dans la formation du personnel médical aux nouvelles technologies, tout en soutenant l’assurance maladie universelle. En modernisant la gouvernance sanitaire et en intégrant les outils numériques, le pays se dote d’un système plus efficace, transparent et connecté.
Un pari audacieux devenu réalité
De Kara à Lomé, des villages reculés aux grandes agglomérations, les résultats commencent à se faire sentir. La vision d’un Togo où chaque citoyen bénéficie d’un soin de qualité, accessible et équitable, prend forme.
À travers ces investissements et réformes, le Togo affirme son engagement à faire de la santé un levier de développement humain et économique. Plus qu’une politique publique, c’est une promesse tenue : celle d’un pays qui place la vie et le bien-être de sa population au cœur de son projet national.
La santé, érigée en priorité nationale, devient aujourd’hui un instrument de progrès. Le pari est audacieux mais déjà, il porte ses fruits.
















