Par René DOKOU, le 23 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La suspension de RFI et de France 24 par les autorités togolaises de régulation des médias a récemment nourri des spéculations sur un possible refroidissement des relations entre Lomé et Paris. Des rumeurs rapidement démenties par l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau.
S’exprimant ce vendredi, le diplomate a tenu à dissiper toute ambiguïté. « La relation entre la France et le Togo est toujours bonne. Il n’y a aucun changement », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que cette décision ne relève en aucun cas d’un différend diplomatique. Selon lui, la suspension des deux médias s’inscrit dans un désaccord strictement local entre les chaînes concernées et le régulateur togolais.
Augustin Favereau a par ailleurs rappelé que RFI et France 24, bien que financées par l’État français, disposent d’une indépendance éditoriale. Il a toutefois exprimé le souhait de voir ces médias réintégrer le paysage audiovisuel togolais, au nom de la liberté de la presse et du droit à l’information.
Une indépendance contestée en France
Si RFI et France 24 revendiquent une autonomie éditoriale à l’international, leur ligne éditoriale fait l’objet de critiques récurrentes en France. Leur positionnement perçu comme marqué à gauche alimente depuis plusieurs années des débats, y compris au sein des institutions.
France Médias Monde, maison mère de ces deux chaînes, à l’instar de Radio France ou de France Télévisions, est régulièrement accusée par une partie de l’opinion et de la classe politique, notamment à droite, d’un traitement jugé déséquilibré de l’actualité politique. Une perception qui contribue, selon certains observateurs, à la méfiance ou aux décisions de régulation prises dans plusieurs pays étrangers.
Malgré ces tensions, l’ambassadeur de France a réaffirmé l’attachement de Paris à un dialogue constant et apaisé avec Lomé, y compris sur des sujets sensibles, soulignant la solidité du partenariat entre les deux États.
















