Par René DOKOU, le 21 Février 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le Bureau exécutif de l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) s’est rendu, vendredi 20 février 2026, au lieu de travail du journaliste togolais Roger Amemavoh. Une visite de solidarité destinée à lui exprimer un soutien officiel face aux menaces répétées dont il fait l’objet depuis la diffusion d’un reportage sensible.
À l’origine des intimidations, un sujet consacré aux conditions de vie des habitants de Latécopé, en périphérie de Lomé. Par cette enquête, le journaliste a mis en lumière des réalités sociales préoccupantes, donnant la parole aux populations et exposant des difficultés quotidiennes souvent passées sous silence. Un travail mené avec professionnalisme et sens de responsabilité, conformément aux exigences du métier.
Pour l’ATOPPEL, les pressions exercées contre leur confrère constituent une atteinte grave à la liberté d’informer. L’organisation condamne avec fermeté toute forme de menace, d’intimidation ou de pression visant un journaliste dans l’exercice de ses fonctions. Elle rappelle que la mission de la presse est d’éclairer l’opinion publique et de porter à la connaissance des citoyens des faits d’intérêt général.
La rencontre avec Roger Amemavoh avait un triple objectif : lui témoigner un soutien indéfectible, dénoncer publiquement les actes d’intimidation dont il est la cible et réaffirmer l’attachement de l’association aux principes fondamentaux de la liberté de la presse et du droit des citoyens à une information crédible, indépendante et pluraliste.
Au-delà du cas individuel, l’ATOPPEL entend alerter sur la nécessité de garantir un environnement sécurisé pour l’ensemble des professionnels des médias au Togo. La protection des journalistes demeure un impératif pour toute société attachée aux valeurs démocratiques et à la transparence.
L’association se félicite par ailleurs du communiqué gouvernemental du 18 février 2026, dans lequel les autorités togolaises ont rappelé l’importance de la sécurité des journalistes et la protection de la liberté d’informer. Pour l’ATOPPEL, cette déclaration constitue un signal positif qui doit se traduire par des mesures concrètes en faveur des acteurs des médias.
Dans un contexte où les médias jouent un rôle central dans la veille citoyenne et la consolidation de la gouvernance, l’organisation appelle à la responsabilité de tous. Informer ne saurait être assimilé à une faute. C’est un devoir au service de l’intérêt général.
En cette circonstance, l’ATOPPEL réaffirme sa solidarité avec Roger Amemavoh et sa détermination à défendre sans relâche les droits, la dignité et la sécurité de tous les professionnels des médias togolais. Un message clair : la presse doit exercer sa mission librement, sans crainte ni pression.
















