Togo : quand des avocats véreux deviennent bourreaux des enseignants licenciés

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Par René DOKOU, le 13 juin 2022

(IMPARTIAL ACTU)- 112 enseignants de différents niveaux ont été licenciés en avril 2022 après avis du conseil de discipline suite à leur participation à des grèves sauvages d’un syndicat illégal (SET) avec à la clé, des troubles aggravés à l’ordre public. Depuis ce licenciement, ces enseignants sont montés au créneau pour implorer le pardon et l’indulgence du chef de l’État.

Au Togo, comme partout ailleurs dans le monde, le droit de grève est encadré par des lois. Des lois qui sont bafouées par certains enseignants membres de ce syndicat illégal qui se croît au-dessus de la loi. Et pourtant, la loi est claire, surtout pour des enseignants censés lire et comprendre les contours du nouveau code du travail avec ses innovations. Mais hélas, la manipulation est passée par là.

Et pour cause, publiquement, ces enseignants licenciés ont affirmé avoir été manipulés par des avocats et pas n’importe quels avocats. Des avocats président de parti politiques et d’autres membres de l’opposition et des associations satellites dites de protection des droits de l’homme.

Plusieurs faits confirment d’ailleurs la manipulation de ces pauvres enseignants par des politiciens véreux. Il s’agit d’une rencontre d’un groupuscule du syndicat illégal (SET) qui menait la fronde et des membres de l’opposition, notamment la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) les 15 février et 06 mars 2022 dans un bar de la place à Lomé. D’une autre rencontre avec des membres du parti FDR (opposition) de Me Paul Dodzi Apévon, avocat de son état et ses confrères avocats (Raphaël Kpandé-Adzaré, Célestin Agbogan, Claude Amégan etc.) pour apporter leur soutien aux grèves sauvages du SET. Sans oublier les sorties tapageuses de certains responsables politiques et d’associations de droits de l’homme. Et c’est la même cohorte d’avocats qui est partout sur tous les dossiers qui opposent les citoyens à l’État.

On se rappelle le calvaire que ces avocats et d’autres encore ont fait subir aux victimes de l’ASSIVITO où les avocats pour certains chefs de partis politiques ont pris jusqu’à 2/3 des montants payés par l’État après jugement de la cour de justice de la CEDEAO. Les victimes n’ont eu leurs yeux que pour pleurer. La même situation a été observée avec les députés de l’ANC.

Pour le cas des enseignants licenciés, ces mêmes avocats vautours lorgnent déjà les 2/3 des montants au cas où le BIT venait à donner raison aux enseignants. Ils disent défendre le peuple, les opprimés, alors qu’ils sont eux-mêmes les bourreaux de ces opprimés avec la recherche effrénée de gains faciles, même s’il faut sacrifier de pauvres enseignants sur l’autel de leurs intérêts égoïstes. Voilà le visage hideux de ceux-là qui se disent défenseurs des droits des opprimés.

1 COMMENTAIRE

  1. J’aurais souhaité que vous précisez que ce n’est pas l’ensemble des 112 licenciés qui sont derrière la plainte de ces avocats. Un grand nombre de ces 112 plaide pour le pardon et regrette cette manipulation dont ils ont été victimes.

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