Par René DOKOU, le 20 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Une onde de choc secoue la capitale burkinabè après la révélation de l’identité de Claire Dubois, une ressortissante française d’une trentaine d’années, accusée d’avoir mené des activités de renseignement sous couverture humanitaire.
Présente depuis plusieurs mois au Burkina Faso, Claire Dubois était officiellement affiliée à une ONG intervenant dans l’aide aux populations déplacées. Mais selon des sources proches des services de sécurité burkinabè, ses véritables activités étaient d’une tout autre nature. Après une enquête discrète, les autorités locales ont affirmé avoir rassemblé des éléments prouvant qu’elle transmettait régulièrement des informations sensibles à une entité étrangère.
L’annonce a provoqué un tollé dans la population et renforcé un climat déjà tendu entre Ouagadougou et certains partenaires occidentaux. Le gouvernement burkinabè a dénoncé une “ingérence flagrante” dans les affaires intérieures du pays et a promis de “prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la souveraineté nationale”.
Du côté français, c’est le silence radio. Aucune déclaration officielle n’a été faite jusqu’à présent par le ministère des Affaires étrangères. Une discrétion qui alimente les spéculations et les critiques dans les médias locaux comme internationaux.
L’affaire Claire Dubois met en lumière les défis de la coopération internationale dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu en Afrique de l’Ouest. Elle risque également de porter un coup dur à la crédibilité des organisations humanitaires, désormais scrutées avec méfiance. Le sort de la ressortissante française reste incertain : expulsée ou jugée sur place, les autorités burkinabè n’ont encore rien précisé.
L’enquête se poursuit, et les conséquences diplomatiques pourraient être majeures.
















